Oui, ma reprise est un peu tardive, mais la photographe Allemande Ilona Langbroek me donne l’énergie pour repartir. Par écrit, j’ai la chance de ne pas avoir à prononcer son nom, mais la crainte de ne pas être à la hauteur pour parler de ses images. Mon plus grand respect !

Les Hollandais ont un passé colonial complexe et une longue histoire avec les peuples Indiens, pour  Ilona cette série est une réminiscence de son passé qui surgit dans ses images, qui parlent de la perte d’identité des  personnes obligées de quitter leur pays (…).

Personnellement je vois une recette qui fonctionne : des tirages techniquement parfaits à encres pigmentaires sur Canson platine, une très jolie modèle, des tissus artisanaux de haute couture avec des matières nobles comme la soie et des dentelles fabuleuses. Les poses dispensent une ambiance statique et mystérieuse par le jeu des ombres et lumières et en particulier avec ces visages cachés qui mettent en valeur les matières, ils semblent cacher un secret.

On retrouve une influence Japonaise évidente par un graphisme épuré, les ombrelles, les branchages … L’ambiance est chaude et discrète.

Notons quelques images qui viennent casser ce doux ronronnement : lumières froides pour certaines ou dans une quasi obscurité, des images entièrement floues ou avec un léger mouvement. Remarquons que les quelques vues du visage du modèle la rendent la sortent de l’anonymat et nous montrent sa beauté. Quelques objets nobles ajoutent une ponctuation à la scénographie.

Un très beau travail d’une grande cohérence qui dégage un sentiment discret et subtile.

https://www.bildhalle.ch/en/kuenstler/ilona-langbroek-770

google

voir aussi la scénographie de son exposition :  https://www.artland.com/exhibitions/terra-incognita-f715d3

Gilles

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