Mur Virtuel

Société Photographique de Rennes

La SPR a un mur dans son local qui permet de mettre l’honneur un adhérent en lui permettant de faire une mini exposition. cette page reprend le meme principe  ..

Auteur du mois : THIERRY WARCONSIN

ENFERMEMENT

Contexte :
En 2023, la mairie de Rennes a fait un appel à une douzaine de riverains de la Prison Jacques Cartier pour réaliser un projet photographique en missionnant 2 photographes professionnels, dont Marc Loyon qui a présenté ses œuvres à la SPR en 2025. Il s’agissait de s’initier à la chambre photographique avec prises de vues et développement sur place pendant 2 jours.

Historique :
Construite en 1903 à l’extérieur de la ville, la prison Jacques Cartier pouvait accueillir 323 hommes.
A l’origine, elle était destinée à des personnes qui attendent leur procès ou qui sont condamnées à de courtes peines. Mais cela reste une prison qui a connu des heures sombres. C’est là que sont exécutés les derniers prisonniers condamnés à la peine capitale jusqu’en 1939.
Pendant l’Occupation, à partir de juin 1940, la prison est réquisitionnée par les nazis. Des résistants et opposants politiques y sont emprisonnés jusqu’à atteindre 1000 détenus.

Propos de l’exposition :
Habitué à longer les murs de cette enceinte, j’ai pu franchir la grande porte de l’ancienne prison des hommes et porter mon regard sans entrave dans l’immense espace carcéral déserté depuis plus de 15 ans.
Je vous livre ici une sélection d’images personnelles réalisées en numérique, seules les 4 dernières photos représentent un échantillon de mes prises de vues à la chambre.
Parcourir ces lieux teintés de mystère et imprégnés d’histoire est une expérience particulière. J’avais l’impression d’entrer dans l’intimité des prisonniers, au risque de les déranger encore malgré le silence envoûtant qui nous glace. On y sent tout le poids de l’enfermement. Les « Yoyos », que l’on voit dans 2 photos, permettent de communiquer de petits objets jusqu’à la fenêtre extérieure de la cellule voisine, rompant ainsi l’isolement. Quelques photos, encore accrochées aux murs, témoignent des souvenirs personnels et les graffitis sont là comme des cris de colère…